Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 18:28

 

 

 

 

 

Ce n’est pas vraiment mon habitude de laisser des chansons mais en voici une troisième avant de repartir

 

Elle ne présage que du bonheur de faire partie, le moment venu, du paradis des musiciens.


A bientôt. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Odilie - Publié dans : Butinages artistiques
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 17:28

 

 

 

 

 

 

Avec Georges Brassens pas de déception possible, si ce n'est  celle de l'avoir vu disparaître bien trop tôt.


(22 octobre 1921 - 29 octobre 1981) 

 

 

 

 

 

 

 

 

georges-brassens-2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

brassens 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Odilie - Publié dans : Butinages artistiques
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 15:23

 

 

 

 

Partir sans crier gare !

 

Revenir un instant pour dire merci et pardon à tous mes amis de ce total mutisme. Mais c'est ainsi. Je n'ai plus rien à dire ni à montrer qui vaille.

 

Et je vais repartir jusqu'au début de l'année prochaine sans savoir si je pourrai faire un signe de temps à autre.

 

Je vous embrasse tous en attendant des jours meilleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

hopper

 

 

Edward Hopper

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bistrot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Odilie
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 17:31

 

 

 

 

 

 

 

 

  Hopper-22-Edward-la-machine-a-coudre.jpg

 

Edward Hopper - La Machine à coudre

 

 

 

 

 

 

La machine Singer

 


Une machine Singer dans un foyer nègre,
arabe, indien, malais, chinois, annamite,
ou dans n'importe quelle maison
sans boussole du tiers monde
c'était le dieu lare qui raccommodait
les mauvais jours de notre enfance.

 


Sous nos toits son aiguille tendait
des pièges fantastiques à la faim,
son aiguille défiait la soif.

 


La machine Singer domptait des tigres
la machine Singer charmait des serpents
elle bravait paludismes et cyclones
et cousait des feuilles à notre nudité.

 


La machine Singer n'était pas tombée
des dernières pluies du ciel :
elle avait quelque part un père,
une mère, des tantes, des oncles,
et avant même d'avoir des dents pour mordre
elle savait se frayer un chemin de lionne.

 


La machine Singer n'était pas toujours
une machine à coudre attelée jour et nuit
à la tendresse d'une fée sous-développée.

 


Parfois c'était une bête féroce
qui se cabrait avec des griffes
et qui écumait de rage
et inondait la maison de fumée

 


et la maison restait sans rythme ni mesure
la maison cessait de tourner autour du Soleil
et les meubles prenaient la fuite
et les tables surtout les tables
qui se sentaient très seules au milieu du désert de notre faim
retournaient à leur enfance de la forêt

 


et ces jour-là nous savions que Singer
est un mot tombé d'un dictionnaire de proie
qui nous attendait parfois derrière les portes
une hache à la main !


 

René Depestre

 

 

 

Grand écrivain et poète Haïtien né en 1926 à Jacmel. Son père disparaît en 1936. La famille est pauvre et vit des travaux de couturière de sa mère. Il vit depuis de nombreuses années dans les Corbières audoises.


« C'est grâce aux sacrifices de ma mère avec une machine à coudre que nous avons pu faire nos études. Elle voulait absolument qu'on fasse tous les cinq des études, qu'on aille au moins jusqu'au baccalauréat et même, dans mon cas, elle voulait que je sois médecin. C'est pour ça que dans mes poèmes la machine Singer occupe une place aussi importante. »

 

 

 

 

 

 

Machine-a-coudre-sur-la-route-22.jpg

 

 

Précieux outil, encore et toujours...

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Odilie
Ecrire un commentaire - Voir les 26 commentaires
Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 16:04

 

 

 

 

 

 

 

 

Emile Nelligan, le grand poète québécois

 

 

 

Nelligan-Emile-portrait-222.jpg

 

 

 

 

 

 

[...]

 

Je suis gai ! je suis gai ! Dans le cristal qui chante,
Verse, verse le vin ! verse encore et toujours,
Que je puisse oublier la tristesse des jours,
Dans le dédain que j'ai de la foule méchante !

 


Je suis gai ! je suis gai ! Vive le vin et l'Art !...
J'ai le rêve de faire aussi des vers célèbres,
Des vers qui gémiront les musiques funèbres
Des vents d'automne au loin passant dans le brouillard.

 


C'est le règne du rire amer et de la rage
De se savoir poète et l'objet du mépris,
De se savoir un coeur et de n'être compris
Que par le clair de lune et les grands soirs d'orages !

 

 

[...]

 

 

Je suis gai ! je suis gai ! Vive le soir de mai !
Je suis follement gai, sans être pourtant ivre !...
Serait-ce que je suis enfin heureux de vivre ;
Enfin mon coeur est-il guéri d'avoir aimé ?

 


Les cloches ont chanté ; le vent du soir odore...
Et pendant que le vin ruisselle à joyeux flots,
Je suis si gai, si gai, dans mon rire sonore,
Oh ! si gai, que j'ai peur d'éclater en sanglots !

 

 

Cinq quatrains parmi les neuf que comporte "La romance du vin"

d' Emile Nelligan.

 

 

 

 

Emile Nelligan

 

http://www.pierdelune.com/nelligan.htm

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Odilie - Publié dans : Picorées littéraires
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés