Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 16:04

 

 

 

 

 

 

 

 

Emile Nelligan, le grand poète québécois

 

 

 

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[...]

 

Je suis gai ! je suis gai ! Dans le cristal qui chante,
Verse, verse le vin ! verse encore et toujours,
Que je puisse oublier la tristesse des jours,
Dans le dédain que j'ai de la foule méchante !

 


Je suis gai ! je suis gai ! Vive le vin et l'Art !...
J'ai le rêve de faire aussi des vers célèbres,
Des vers qui gémiront les musiques funèbres
Des vents d'automne au loin passant dans le brouillard.

 


C'est le règne du rire amer et de la rage
De se savoir poète et l'objet du mépris,
De se savoir un coeur et de n'être compris
Que par le clair de lune et les grands soirs d'orages !

 

 

[...]

 

 

Je suis gai ! je suis gai ! Vive le soir de mai !
Je suis follement gai, sans être pourtant ivre !...
Serait-ce que je suis enfin heureux de vivre ;
Enfin mon coeur est-il guéri d'avoir aimé ?

 


Les cloches ont chanté ; le vent du soir odore...
Et pendant que le vin ruisselle à joyeux flots,
Je suis si gai, si gai, dans mon rire sonore,
Oh ! si gai, que j'ai peur d'éclater en sanglots !

 

 

Cinq quatrains parmi les neuf que comporte "La romance du vin"

d' Emile Nelligan.

 

 

 

 

Emile Nelligan

 

http://www.pierdelune.com/nelligan.htm

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Odilie - Publié dans : Picorées littéraires
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 16:14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nathalie Roussel  - "Le Château de ma Mère"

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma petite maman, je ne sais pourquoi je pense ce soir au vestibule froid de Saint-Maurice.

 

On s'asseyait sur les coffres ou dans des fauteuils de cuir après le dîner, en attendant l'heure d'aller se coucher.

 

Quand nous étions couchés quelquefois vous chantiez en bas ; ça nous arrivait comme les échos d'une fête immense ; ça me semblait ainsi ...

 

Ce qui m'a appris l'immensité ce n'est pas la Voie Lactée, ni l'aviation, ni la mer, mais le second lit de votre chambre : c'était une chance merveilleuse d'être malade, on avait envie de l'être chacun à son tour ; c'était un océan sans limites auquel la grippe donnait droit...

 

Ma petite maman, je ne suis pas bien sûr d'avoir vécu depuis l'enfance. 

 


Saint Exupéry : Lettres à sa mère Gallimard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Brigitte Fossey - "3615 Code Père Noël"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Odilie - Publié dans : Butinages artistiques
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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 15:42

 

 

 

 

 

 

 

Un peu de légéreté dans un monde lourd, lourd...

 

 

 

 

 

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Le vent ?   

Je suis le vent

 
La mer et la lune ?
 

Je suis la mer et la lune

 
Les larmes, la douleur, l'amour, les oiseaux ?

Je suis tout cela, le péché, la prière, la lumière...

 
Je danse ce que je suis...  

 


Du poète Carl Sandburg évoquant Isadora  Duncan

 

 

 

 

 

 

 

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Une envolée de Rudolf Noureev, l'Oiseau Bleu

(La  Belle au bois dormant  - Tchaikovsky)

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Et puis voici les très beaux et très lisses danseurs de bronze du sculpteur colombien Fernando Bottero...

 

 

 

 

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La Ballerine

 

 

 

 

 

Par Odilie - Publié dans : Picorées littéraires
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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 18:48

 

 

 

 

 

 

 

Mains de fée, généreuses, fraternelles, secourables...

 

 

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 Berthe Morisot - "Pasie cousant dans le jardin de Bougival" - 1881

  

     

 

 

 

  

  "Les Mains" sculptées par Louise Bourgeois

 

"Mes émotions ne sont pas appropriées à ma taille" disait cette artiste exceptionnelle au style unique.

 

 

 Mains-de-bronze-111.jpg

 

 

 

 

 

Deux mains rassurantes

Sont-ce les tiennes ?

Sont-ce les miennes ?

Tendues vers le vieux bois tourmenté

De cette autre main qui n'en peut plus...

Préfiguration de la tienne ?

De la mienne ?

 

(Odilie) 

 

 

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Mains-111-de-Louise-Bourgeois.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Mains Louise Bourgeois 333 

 

 

 

 

 

 

Mains-Portrait-louise-bourgeois-2.jpg

 Louise Bourgeois (1911 - 2010)

  

    

 

 

 

 

[…]

Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement.

 

 Aragon - "Les mains d'Elsa"

 

 

 

 

 

 Main-sur-le-sein-111.jpg

 

 

Blanche main de marbre blanc

 

 

 

 

 

 

  

Par Odilie - Publié dans : Butinages artistiques
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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 17:33

 

 

 

 

 

 

Couleuvre de Montpellier 555

 

 

 

 

 

 

L’homme et la couleuvre

 

 

Un Homme vit une Couleuvre.
Ah ! méchante, dit-il, je m'en vais faire une oeuvre
Agréable à tout l'univers.
A ces mots, l'animal pervers
(C'est le serpent que je veux dire
Et non l'homme : on pourrait aisément s'y tromper),
A ces mots, le serpent, se laissant attraper,
Est pris, mis en un sac ; et, ce qui fut le pire,
On résolut sa mort, fût-il coupable ou non.

[...]

 

Jean de la Fontaine

 

 

 

 

 

 

Couleuvre Malpolon-monspessulanus 111

 

 

 

 

 

 

Un très beau serpent, le plus grand d'Europe, protégé sur l'ensemble du territoire .

 

Tout comme sa taille (jusqu'à 2,5 mètres pour les mâles) et son poids (parfois 3 kg), la posture de défense de la couleuvre de Montpellier est impressionnante et rappelle celle du cobra, elle se dresse sur le premier tiers de son corps, aplatit tête et cou et siffle avant l'attaque.

 

C'est la seule couleuvre à disposer de crochets venimeux. Mais du fait même de la position de ses crochets, qu'elle ne peut par ailleurs redresser, il ne lui est pas possible d'inoculer son venin (à moins d'aller mettre les doigts au fond de sa bouche)

 

 

 

 

 

 

Couleuvre de Montpellier 333

 

 

 

 

 

 

 [...] "Une fois, j'avais regardé un serpent de très près. Je n'avais jamais eu peur des serpents. Je les aime comme j'aime les belettes, les fouines, les perdreaux, les hases, les petits lapins [...]

 

Les serpents sont d'admirables bêtes paisibles et sensuelles, nées au plus creux du monde, dans l'endroit où doit se trouver l'essence des granits, des basaltes et des porphyres [...]

 

Il s'était levé presque de dessous mon pas. Il avait eu un élan de poisson et il fuyait. Il n'y avait que des roches brisées sur la colline : pas d'herbes, pas de touffes de thym ; il ne pouvait pas se cacher. Il n'allait pas vite. Les vagues de son corps ne mordaient pas dans la terre et il s'épuisait à se tordre sans beaucoup avancer. Il était gros comme mon bras. Il entendit que je marchais derrière lui sans me presser ; alors, il se dressa sur la faucille de sa queue" [...]

 

Jean Giono - Extrait de "Jean le Bleu "

 

 

 

 

 

 

 

Couleuvre de Montpellier 111 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Odilie
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